L'objectif fixé lors de notre coup de téléphone du milieu de semaine est une voie de 7 longueurs nommée "Crynoline", pour une hauteur de 180 mètres.
Plein d'énergie, nous partons de St Baldoph à 9h30 environ et nous quittons la voiture à 10h15, chargés comme des mulets. Nous nous engageons alors sur le chemin forestier couvert de neige. C'est alors parti pour 2h de marche dans la neige avant d'arriver en fin au pied de la face.
Plein d'énergie, nous partons de St Baldoph à 9h30 environ et nous quittons la voiture à 10h15, chargés comme des mulets. Nous nous engageons alors sur le chemin forestier couvert de neige. C'est alors parti pour 2h de marche dans la neige avant d'arriver en fin au pied de la face.
Après avoir perdu tant de temps, notre planning réglé comme du papier à musique est complètement fichu. On décide alors de ne faire que deux longueurs dans la journée à la place des trois que nous avions prévu.
Thomas se prépare et s'élance rapidement dans la première longueur cotée A1. Une plaquette, un piton déjà en place et une seconde plaquette sont clippés en quelques minutes. Vient alors un passage qui nécessite de placer quelques points, et c'est là que Thomas commence vraiment à faire de l'artif! Il entre dans le vif du sujet et place un microfriends et se hissent sur un crochet. Il s'étend alors de tout son long pour attraper la cordelette qui pend de la plaquette suivante. Tout se passe alors très rapidement, en une fraction de seconde, le bout de caillou sur lequel était solidement ancré le crochet, vient à céder, un beau vol s'ensuit aussitôt, le microfriends est arraché de sa fissure! Le vol était imprévisible comme souvent en artif, mais c'est tout de même terminé à cinquante centimètres du sol. Belle montée d'adrénaline surtout à posteriori...
C'est une belle journée sur la massif des Bauges, et les rayons du soleil se reflètent sur les montagnes enneigées alentours. Bien au soleil sous les grands dévers du Peney, de nombreux et gros bouts de glace tombent loin derrière nous, allant se fracasser dans les raides pentes boisées du mont Peney. Tout ceci n'est pas pour nous rassurer, et de plus en plus l'objectif de sortir la voie ne nous semble plus vraiment raisonnable. Mais dans tous les cas, il faut bien terminer cette longueur...
Thomas se prépare et s'élance rapidement dans la première longueur cotée A1. Une plaquette, un piton déjà en place et une seconde plaquette sont clippés en quelques minutes. Vient alors un passage qui nécessite de placer quelques points, et c'est là que Thomas commence vraiment à faire de l'artif! Il entre dans le vif du sujet et place un microfriends et se hissent sur un crochet. Il s'étend alors de tout son long pour attraper la cordelette qui pend de la plaquette suivante. Tout se passe alors très rapidement, en une fraction de seconde, le bout de caillou sur lequel était solidement ancré le crochet, vient à céder, un beau vol s'ensuit aussitôt, le microfriends est arraché de sa fissure! Le vol était imprévisible comme souvent en artif, mais c'est tout de même terminé à cinquante centimètres du sol. Belle montée d'adrénaline surtout à posteriori...
C'est une belle journée sur la massif des Bauges, et les rayons du soleil se reflètent sur les montagnes enneigées alentours. Bien au soleil sous les grands dévers du Peney, de nombreux et gros bouts de glace tombent loin derrière nous, allant se fracasser dans les raides pentes boisées du mont Peney. Tout ceci n'est pas pour nous rassurer, et de plus en plus l'objectif de sortir la voie ne nous semble plus vraiment raisonnable. Mais dans tous les cas, il faut bien terminer cette longueur...
Pendant que Thomas se remet un peu de ces émotions, je m'équipe et m'élance à mon tour dans cette longueur. J'ai alors remplacé le combo "microfiends-crochet" par deux pitons, et le tour était joué. Les quelques mètres suivant firent vite gravis aux moyens de plusieurs goujons et spits. La suite fut plus délicate, laissant de bons souvenirs avec notamment l'utilisation du câble d'un micro coinceur sur une tige filletée sans plaquette.
Je finis tout de même par atteindre un relais, qui ne doit d'ailleurs même pas être celui de la voie... Thomas prend alors le relais pour déséquiper cette longueur.
Nous ne bivouaquerons pas dans la face mais au pied et quand même installés dans le portaledge!
La nuit est assez désatreuse, grosses rafales de vent, et surtout nous sommes quand même fort serrés à deux sur le protaledge. Je finirais la nuit par terre, le matériel et la corde servant de tapis de sol, grand confort!
Nous profitons d'un joli lever de soleil pour faire la grasse matinée dans les sacs de couchage.
Nous ne bivouaquerons pas dans la face mais au pied et quand même installés dans le portaledge!
La nuit est assez désatreuse, grosses rafales de vent, et surtout nous sommes quand même fort serrés à deux sur le protaledge. Je finirais la nuit par terre, le matériel et la corde servant de tapis de sol, grand confort!
Nous profitons d'un joli lever de soleil pour faire la grasse matinée dans les sacs de couchage.
A midi, Thomas se lance dans "crochet et goujon" ( C1), très alaise sur ces crochets goutte d'eau, il faudra une heure pour venir à bout de cette petite longueur.
Après avoir déséquipé les quelques points encore en place, et rangé le matériel, nous laissons cette falaise derrière nous, la tête rempli de bons moments d'artif...
Un petit condensé en vidéo de notre aventure hivernale sera bientôt en ligne. Le rendez vous de notre prochaine rencontre avec l'artif est déjà pris, à partir du 22 décembre dans les calanques.
Un petit condensé en vidéo de notre aventure hivernale sera bientôt en ligne. Le rendez vous de notre prochaine rencontre avec l'artif est déjà pris, à partir du 22 décembre dans les calanques.
2 commentaires on "Artif au Peney"
Wouah! les pros! j'ai hâte de retourner sur cette falaise pourrie où j'ai fait mes premiers pas(et mes derniers pour l'instant)en artif...
Moi aussi j'ai hâte d'y retourner avec toi, et de bien s'amuser à dormir sur le portaledge entre de belles longueurs d'artif!
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